L’ambassadrice de Sa Majesté en RDC, Mme Alyson King, a passé une semaine dans l’est de la RDC, visitant Bukavu et Goma pour rencontrer les dirigeants provinciaux et les personnes touchées par le conflit en cours dans la région.
Pendant sa première visite à Bukavu l’ambassadrice a rencontré le gouverneur du Sud-Kivu, SEM Jean Jacques Purusi, pour le féliciter de sa récente élection au poste de gouverneur et discuter de sa vision pour le développement de la province à la suite du récent désengagement de la MONUSCO du Sud-Kivu. La visite comprenait également des discussions avec le Bazar Communautaire, un comité de représentants des différentes tribus de la région. Les discussions ont porté sur les réflexions sur l’état et les recommandations sur le conflit intercommunautaire dans le haut et moyen plateau de Fizi, Uvira, et Mwenga.
Pendant son séjour à Bukavu, l’ambassadrice a également visité l’hôpital de Panzi où elle a rencontré le Dr Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel et fondateur de Panzi, qui accueillait une équipe de chirurgiens britanniques de l’hôpital universitaire de Swansea, au Pays de Galles, et University College London. Les chirurgiens travaillaient avec le Dr Mukwege et son équipe pour traiter les femmes et les jeunes filles souffrant de lésions tissulaires complexes dues aux violences sexuelles. Les chirurgiens ont proposé une nouvelle approche interspécifique de la réparation des fistules, associant l’urogynécologie à la chirurgie plastique afin de minimiser les cicatrices et de préserver la fonction. Cette visite faisait suite à celle effectuée par Son Altesse Royale la duchesse d’Édimbourg (qui était S.A.R. la comtesse de Wessex au moment de sa visite) à l’hôpital de Panzi en 2022.
Au cours d’une réception à la résidence de M. Ketan Kotecha, l’agent consulaire britannique à Bukavu, l’ambassadrice a réitéré le soutien continu qu’apporte la communauté internationale aux personnes affectées par le conflit et les violences sexuelles, ainsi que son soutien aux autorités locales :
« Le Sud Kivu traverse une période cruciale, avec notamment le désengagement de la MONUSCO, qui ne signifie pas un abandon par le système des Nations Unies, et moins encore par la communauté internationale, mais aussi par une nouvelle ère politique après les élections de l’année passée qui ont apporté un nouveau souffle et des nouvelles autorités à la tête de la province. Nous leur souhaitons un fructueux mandat au service du bien-être de la population. Je suis également ici cette semaine dans un but particulier : apporter mon soutien à la visite de chirurgiens et de cliniciens de l’université de Swansea et de l’University College London, qui collaborent avec l’hôpital de Panzi et la fondation « Scar Free » à une initiative potentiellement révolutionnaire dans le domaine de la FVV (fistules vésico-vaginales). Leur travail aux côtés de la merveilleuse équipe du Dr Mukwege à l’hôpital de Panzi lors de ma visite d’aujourd’hui a été une source d’inspiration. Les violences sexuelles comptent parmi les conséquences les plus horribles de ce conflit, mais cette initiative est porteuse d’espoir pour les victimes. »
À Goma, l’ambassadrice a rendu visite au commandant ad intérim de la force SAMIDRC à leur siège à Keshero et a rencontré le gouverneur adjoint de la province du Nord Kivu, Commissaire Divisionnaire Romuald Ekuka. Elle a aussi rencontré la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies, Mme Vivian van de Perre, également responsable de la protection et des opérations. Ensemble, ils ont visité le site de personnes déplacées à l’école primaire de Kahembe et le bureau de la zone de santé de Kanyaruchinya. Elles ont écouté les témoignages de femmes et de jeunes filles affectées par le conflit.
Dans une interview avec Radio Okapi sur place, l’ambassadrice a annoncé que le Royaume-Uni doublera son assistance humanitaire à £57 millions cette année.
Marquée par les scènes de souffrance humaine et les témoignages des personnes affectées par le conflit, l’ambassadrice a rappelé ses objectifs pour cette dernière visite, et a réitéré la présence du Royaume-Uni dans la région : « Nous nous soucions du peuple congolais. Nous sommes présents à Goma par l’intermédiaire de notre bureau et nous nous rendons régulièrement sur place. Une grande partie du travail que le Royaume-Uni finance consiste à soutenir la population qui vit à l’est de la RDC. Il est important pour nous d’entendre les voix des habitants de l’Est de la RDC, en particulier les femmes et les filles, sur les répercussions du conflit. Cette visite nous a permis de rencontrer les autorités provinciales, les partenaires, et de comprendre l’impact du désengagement de la MONUSCO sur le Sud-Kivu, afin de s’assurer que nous tirons les leçons et que le Conseil de sécurité et le gouvernement congolais continuent de travailler ensemble sur la préparation des prochaines phases de transition et de retrait. Le Royaume-Uni soutient les efforts du Dr Mukwege et de son équipe, ainsi que de l’équipe médicale du Royaume-Uni, dans leur travail révolutionnaire pour réparer les femmes violées. »
Lors d’une réception organisée au bureau de l’ambassade britannique à Goma, Mme Alyson King a partagé un message important : « Je voudrais assurer à tout le monde ici que le Royaume-Uni continuera à s’engager dans la recherche d’une paix durable que les habitants de l’est de la RDC méritent. Je tiens donc à rendre hommage à votre courage et à nous permettre de prendre un moment pour honorer ceux qui ont fait le sacrifice ultime en servant leurs semblables, et pour nous souvenir de toutes les victimes du conflit. Goma est une ville résiliente, dynamique, créative et fière, débordante d’idées et de ressources, pleine de musique, d’arts et d’esprit d’entreprise, et de gens qui font des choses impressionnantes dans des circonstances difficiles. »
Cellule de communication/Ambassade Britannique en RDC